Nous avons participé à un chantier dont l’écriture intérieure avait déjà une direction forte. Le lieu a été imaginé et dessiné par l’architecte Laurène Brunel, avec une vraie attention portée aux matières, aux circulations et à l’atmosphère générale. Notre intervention s’est concentrée sur ce que nous savons faire de plus juste : une menuiserie sur mesure pensée pour durer, pour s’intégrer naturellement au lieu, et pour répondre à un usage réel. Sur ce projet, nous avons réalisé l’intégralité de la cuisine essentiellement en bois, les meubles du coin sellerie, ainsi qu’une porte donnant sur l’écurie des chevaux.
La cuisine occupe une place centrale dans le club house. Nous l’avons traitée comme un ensemble cohérent, pas comme une addition de meubles. Les faces visibles et fonds visibles ont été réalisés en aggloméré 19 mm plaqué chêne, tandis que les façades basses ont été travaillées en latté 3 plis chêne. Pour les parties non visibles, nous avons prévu des caissons en mélaminé 19 mm, afin de garder une construction propre, solide et adaptée à l’usage. La finition retenue repose sur un vernis teinté, qui donne au bois cette profondeur chaude que l’on retrouve dans tout l’espace.
L’ensemble comprend un linéaire de cuisine principal, un meuble îlot, un aménagement sous îlot et un linéaire de colonnes de plus de quatre mètres. Nous avons intégré des niches ouvertes, du rétroéclairage LED, des rangements plus fermés, ainsi qu’un travail précis sur le rythme des façades. Sous l’îlot, la structure en U a été pensée pour recevoir l’habillage en pierre. Dans la cuisine, ce que nous cherchions n’était pas seulement l’élégance, mais un vrai confort d’usage : des volumes lisibles, des circulations simples, des rangements bien placés et une présence forte sans lourdeur.
Plusieurs détails viennent affirmer le caractère du projet : une colonne cintrée, des moulures torsadées, des étagères ouvertes, des portes et tiroirs parfaitement intégrés dans l’ensemble. Ce sont souvent ces éléments-là qui donnent de la tenue à un chantier. Ils ne crient pas, ils structurent. Dans cet espace, le bois habille, rythme et relie les différentes zones. Il accompagne la pierre, la lumière, les enduits, sans jamais donner l’impression d’un décor figé. Nous avons voulu que la cuisine garde une vraie présence, tout en restant accueillante et facile à vivre.
Nous avons aussi réalisé les meubles du coin sellerie, avec le même niveau d’exigence. Dans un haras, le rangement doit être clair, robuste et pratique au quotidien. Nous avons donc conçu des éléments dédiés, notamment des supports pour filets, des supports pour selles et un support pour tapis, tous travaillés en chêne. L’objectif était simple : que chaque chose ait sa place, sans perdre la qualité d’exécution ni la cohérence avec le reste du projet. Le résultat reste fonctionnel, mais il garde une vraie tenue visuelle.
La porte donnant sur l’écurie participe elle aussi à cette continuité. Elle crée une liaison nette entre l’espace de réception et l’univers équestre, sans rupture dans le langage du chantier. Et même si la cuisine reste avant tout un projet de menuiserie bois, certains éléments de ferronnerie venaient compléter l’ensemble avec précision : une verrière en fer à cinq partitions, une porte cintrée avec treillis métal déployé et verre clair, ainsi qu’un châssis fixe cintré. Ces interventions métal restent au service du lieu, sans prendre le dessus sur le bois.
Ce chantier reflète bien notre manière de travailler chez Willy Menuiserie. Depuis notre atelier à Mercuer, nous réalisons des ouvrages sur mesure qui demandent à la fois de la rigueur, de l’écoute et une vraie qualité d’exécution. Ici, entre cuisine en chêne, mobilier de sellerie et liaisons vers l’écurie, nous avons cherché un résultat cohérent, solide et réellement à sa place.